IME Raoul Clainchard

Nous avons visité le 8 mars dernier l’Institut médico éducatif Raoul Clainchard situé sur le Site du Neuhof à Strasbourg.
La structure, gérée par l’association Adèle de Glaubitz est agréé pour dispenser une éducation et un enseignement spécialisés à destination d’enfants et adolescents atteints de déficience à prédominance intellectuelle.
Le Site du Neuhof prend en charge des enfants ayant un handicap sensoriel (visuel ou auditif) ainsi que des personnes polyhandicapées ou plurihandicapées.  Il rassemble les quatre structures suivantes : les Centres Louis Braille, Auguste Jacoutôt, Raoul Clainchard et Marie-Rose Harion.
L’institut Raoul Clainchard accueille des enfants polyhandicapés, gravement atteints sur le plan mental et moteur et présentant souvent des troubles associés neurologiques, sensoriels, épileptiques ou psychiatriques.

Nous avons été accueillis par la directrice qui nous a présenté l’organisation du centre et les possibilités de projet personnalisé pour Louisa.
La section des petits est composée de 2 groupes, les enfants ayant acquis la marche et les « non-marchant ». Louisa intégrerait donc le groupe des « marchant » dont les objectifs sont centrés sur le développement de l’enfant et ses acquisitions par la diversité des activités proposées (artistiques, sorties…) permettant à l’enfant de s’exprimer à travers ses créations. Le centre dispose d’une salle musicale, propose de la zoothérapie, de l’équithérapie, de la balnéothérapie…
Lorsque l’enfant a atteint les limites de son évolution au sein de l’institut, l’équipe pédagogique se réunit et propose aux parents un transfert à l’IEM « Les Iris » pour une orientation vers le milieu ordinaire.

Nous avons visité la structure et j’avoue avoir été plus à l’aise par le côté cocoonning du centre. Les infrastructures sont quasi-neuves, les salles pédagogiques spacieuses, modernes… En bref, un milieu de vie rassurant lorsqu’on pense au temps que notre enfant passerait entre ses murs. L’équipe pédagogique était également très bien. Louisa s’est montrée très à l’aise avec les éducatrices et est même restée avec le groupe pendant que nous visitions les locaux.

A la sortie, j’ai eu moins de mal à projeter l’intégration de ma fille dans cette structure que dans celle visitée précédemment. Mon mari quant à lui était davantage centré sur les posssibilités qu’offrerait cette structure en terme d’objectifs pédagogiques et de projet individuel pour Louisa. Il est vrai qu’elle intégrerait ici un groupe d’enfants marchant mais avec lesquels la communication serait difficile. Par ailleurs, le centre ne dispose pas d’orthophoniste In Situ (à gérer de notre coté en libéral).

Nous devons choisir ce qu’il y a de mieux pour Louisa : elle a besoin d’une éducation spécialisée pouvant lui donné tous les moyens dont elle a besoin pour acquérir son autonomie et favoriser son développement. J’ai également compris qu’avec des yeux d’enfants, on ne voit pas les mêmes choses qu’avec des yeux d’adultes ou de parents. En effet ce qui pourrait nous bloquer sur l’aspect visuel des choses par exemple ne sera même pas remarqué par un enfant.

Nous sommes ses parents et devons tout mettre en oeuvre pour l’aider mais nous devons également lui faire confiance quant à sa capacité d’adaptation et d’évolution. C’est difficile mais vital pour toute la famille.